jeudi 22 mai 2008

Epistolarité et images à venir

Je ne sais pas pourquoi, mes emails sont toujours trop longs. Je fais ce que je peux, mais j'écris toujours beaucoup. Serait-ce que parce que j'ai toujours beaucoup à raconter ? Ou que je ne sais pas le faire sans détails ?


Sinon, j'ai plein de photos à mettre en ligne ici, mais je n'ai pas le temps encore. Peut-être ce week-end.

mardi 20 mai 2008

Un peu de bien

Merci à tout le monde pour tous les gentils petits mots de ces derniers jours (semaines !). Je n'ai pas pris le temps de répondre mais j'ai tout lu au fur et à mesure, et ça m'a beaucoup touchée.


Oui, les nouvelles sont bonnes. D'abord, l'épisode précédent avait été causé par le stress professionnel, donc depuis je m'efforce vraiment d'apprendre à le gérer, à le laisser passer sur moi sans y laisser de trace, parce qu'à présent l'enjeu ne concerne pas que moi (qui m'en remettrais), mais aussi bon bout de chou en construction (pour qui ça serait moins sûr). C'est loin d'être gagné mais je fais tout mon possible, j'y consacre toute mon énergie.


Et le bout de chou en question, on a enfin pu faire sa connaissance de visu il y a une semaine. Ça sera un petit mec (ce qui signifie que ce test a donc fait erreur). Un parfait petit gaillard avec tous ses membres et tous ses organes, et apparemment très vif puisque depuis un moment maintenant il bouge tellement que non seulement je le sens très clairement mais mon mari aussi le sent, et on peut même le voir quand il tape vers la surface de mon ventre. On a une image de l'écho où il attrappe son pied avec sa main, un grand classique mais c'est tellement émouvant quand c'est le nôtre à soi qu'on voit faire ça.


Et non seulement il bouge, mais apparemment il réagit même à nos sollicitations : quand on fait une légère pression des doigts sur mon ventre il répond d'un petit coup au même endroit. Je me demande d'ailleurs comment ça fonctionne parce que, quand bien même il aurait un embryon de conscience (ce dont on ne sait rien, finalement), il ne peut avoir aucune conscience de l'existence d'un au-delà de ce monde monoplace dans lequel il est plongé, et encore moins d'un autre qui existerait dans cet au-delà, alors je me demande bien pourquoi il réagit, est-ce qu'il conçoit ça comme un stimulus et si oui de quel ordre, si ça l'amuse, si c'est un réflexe, si c'est une défense, ou tout autre chose ou bien tout à la fois.


Un étrange moment que cette échographie. Je sais bien que le job de ce spécialiste-là est de détecter toutes les malformations possibles et qu'il est donc focalisé là-dessus, mais quand c'en est au point de passer à côté de toute l'émotion que vivent les futurs parents au même moment, grâce à ce qu'il est en train de faire, je trouve ça vraiment dommage. Je sais bien qu'on ne l'a vu qu'une vingtaine de minutes, mais ce type qui était là à nous réciter qu'il pouvait y avoir plus de 500 malformations rien que pour le coeur du foetus, je suis sûre qu'il serait vachement plus profondément heureux s'il profitait ne serait-ce qu'un tout petit peu de la joie que son métier peut procurer aux gens, aussi, même en restant conscient que ce n'est pas ça le centre de sa tâche.


A part ça j'ai un mal de dos de tous les diables, ça, ça ne s'arrange pas. J'attendais avec impatience le 19 mai pour que la piscine du village d'à côté ouvre enfin ses portes pour la saison, mais il fait un tel temps de chien que je ne suis même pas allée voir si elle avait bel et bien ouvert, finalement. Mais j'ai hâte, je sens bien que ça me fera un bien fou.


En attendant, j'ai repris les balades, ce qui est bien agréable (et c'est fou toutes les orchidées que je n'avais pas vues autour de la maison, il y en a partout de plein de sortes) mais je commence à tourner un peu en rond. Heureusement que je peux reconduire sans crainte, maintenant que l'on a vérifié que tout allait bien, je vais pouvoir élargir un peu mon champ de marche. Mais ce n'est pas pour tout de suite.


Pour l'instant j'ai d'autres choses à faire, inattendues et professionnelles, qui m'obligent à me remettre à travailler pour les jours à venir, mais qui peuvent en valoir la chandelle... Ou bien non, on verra bien. Je pense que je garderai donc encore un silence quasi-complet pendant quelques temps, parce que j'ai la tête à trop de choses à la fois, et que je ne suis pas souvent d'humeur à venir écrire ici. Soit parce que je suis trop triste (j'ai de sacrées sautes d'humeur), soit parce que je suis trop occupée faire autre chose. Mais ça reviendra.

vendredi 9 mai 2008

Un peu de mal

Une bonne frayeur ces derniers jours. Ce week-end on a un peu baroudé, invités par ci par là, lundi et mardi j'ai fait mes 3h de trajet quotidien pour aller travailler, et puis mardi soir on est sortis avec un ami, on a bu un coup et dîné au restau... je ne sais pas très précisément ce qui a le plus joué là-dedans, mais le lendemain j'avais mal à l'utérus. Comme j'étais crevée, j'ai passé presque toute la journée à dormir, et puis en fin de journée, comme les douleurs ne passaient toujours pas, je suis allée marcher un peu. Ça s'est soulagé. Et puis c'est revenu pendant le trajet en voiture qui nous amenait chez nos amis, où l'on était invités le soir. En en discutant avec mon mari, il m'a conseillé de téléphoner à la sage-femme au cas où.


Et là, catastrophe : d'après ce que je lui raconte elle m'explique que ce sont des contractions, que ce n'est pas forcément grave mais que par contre c'est très sérieux, qu'il faut que je prenne du Spasfon et que je me coule un bain. Ne pouvant pas le faire puisque je ne suis pas chez moi, elle me conseille de passer à l'hôpital de la ville, qu'ils vérifieront ce qu'il se passe, et qu'au pire ils me garderont 48h sous perfusion de Spasfon. Panique, on file à l'hosto, je commence à être sérieusement terrorisée, je m'en veux à mort de ne pas avoir su détecter ça. Et pour couronner le tout à l'hôpital c'est du grand n'importe quoi. Les urgences maternité sont vides, alors on va jusqu'aux aux urgences normales, qui nous disent d'y retourner et de sonner à la porte. On sonne, on nous indique d'aller sur notre gauche (alors que dans l'entrée les urgences mat' sont indiquées à droite... à gauche c'est les urgences pédiatrie...), on entre dans la maternité (comme dans un moulin, on croise deux mecs un peu louches de je ne sais quel service qui se baladent alors qu'on passe devant des salles avec des couveuses...), on tombe sur une infirmière et on lui explique, elle nous répond que non non, il faut aller au service gynéco (c'est d'une logique imparable, bien sûr). On y va, on tombe sur une infirmière, qui nous explique tant bien que mal où est la salle des urgences gynéco, et nous annonce que l'obstétricien n'est pas disponible pour le moment parce qu'il en train de faire une césarienne... Bon. On va attendre devant la salle en question (franchement bien cachée), on attend on attend, toujours rien, j'angoisse à mort, ce qui n'arrange rien, je ne sais pas si je dois rester assise ou debout, je me sens toute contractée, je me retiens de pleurer tant bien que mal. Au bout d'un moment la dernière infirmière passe, nous voit et nous demande "Ben ? Il est toujours pas revenu ??
- Non.
- (...)
- Y'aurait pas moyen de voir quelqu'un d'autre ?
- Ben... qui donc ?
- Je sais pas moi, une sage femme par exemple.
- (l'air étonné) Ah non alors, les sages-femmes ne font pas ça !"

Bon bon. Je n'en peux plus, mon mari non plus, il sort rappeler à la sage-femme pour savoir ce qu'on doit faire, si l'on n'a pas une autre option que de rester là comme des cons dans cet endroit où je n'ai confiance en personne, je les vois déjà me faire toutes sortes d'examens inutiles et dangereux pour le bébé en me déclarant que c'est obligatoire, et finir par m'annoncer qu'on doit m'accoucher que ça sera mieux, et moi je n'ai pas confiance, je n'ai pas confiance, je veux rentrer à la maison, je repense au fait qu'initialement la SF m'avait juste dit de me plonger dans un bain, je veux rentrer chez moi et prendre un bain, et dormir contre mon chéri, à la maison, au calme, tranquilement, me reposer chez moi. La SF, apprenant que l'on n'a toujours pas été pris en charge est outrée, et nous conseille effectivement, si je me sens de rentrer (évidemment que je me sens ! Tout sauf continuer à attendre dans cet endroit infâme !), de le faire. Puis de me reposer absolument pendant 48h, sous Spasfon régulièrement, sans rien faire.


J'ai donc passé deux jours de repos complet, allongée à ne rien pouvoir faire de plus que me lever régulièrement pour aller faire pipi... parce que le bougre ne m'appuie pas moins sur la vessie pour autant. Hier les douleurs ont commencé à se calmer... pour être remplacées par des courbatures (ben oui, 48h à être contractés, les muscles, ça fait un sacré effort) et un mal de dos à m'empêcher de dormir. Et depuis cette nuit s'est ajouté à ça un mal aux fesses et aux épaules, qui deviennent elles-mêmes toutes tendues.


Je n'ose plus bouger, bien que j'aie moins mal, mais j'ai tellement peur que ça revienne. Je ne veux pas risquer d'accoucher maintenant, c'est vraiment beaucoup trop tôt ça serait l'horreur, mais en même temps c'est cette position couchée qui me fit si mal partout ailleurs, et puisle stress aussi, de ne pas sentir une réelle amélioration, que j'attendais plus rapide, plus franche. Là je n'ai plus vraiment mal (à part hier soir où j'ai eu une brève -mais intense- remontée), je crois que je n'ai plus de contractions (en tout cas rien de plus que les normales c'est-à-dire des légères de temps en temps), mais j'angoisse tellement que même les mouvements du bébé m'inquiètent, j'ai beau savoir que c'est lui ça me fait peur tout de même.


Et puis je voudrais que ça passe. Je ne veux pas non plus passer mes 5 prochains mois couchée, c'est l'horreur. Quand j'y pense, je sens bien à quels moments j'ai abusé, à quels moments je me suis forcée alors que je n'aurais pas dû, mais je n'ai tellement pas l'habitude que je ne m'en rends pas comtpe sur le coup. Déjà, je n'aurais pas dû faire tous ces kilomètres. Mais ça serait resté calme, je crois, si je n'avais pas reçu mardi une mauvaise nouvelle professionnelle. Une nouvelle qui m'a mis le moral complètement à zéro, qui m'a vraiment dégoûtée de continuer, qui m'a ôté tout espoir de trouver un travail pour l'an prochain. Et moi, parce que j'étais bloquée sur mon lieu de travail jusqu'au soir et parce que je ne voulais pas sombrer en larmes devant tout le monde (ni entendre des "Mais noooon... c'est pas si graaaave..."), j'ai pris sur moi. Même le soir j'ai dû en faire autant, parce qu'à peine rentrée du boulot on avait rendez-vous avec un ami et qu'on a passé la soirée à discuter de plein de choses passionnantes, mais pendant ce temps l'angoisse me dévorait de l'intérieur sans que je puisse l'extérioriser pour ne pas qu'elle s'installe. Ben c'était une belle connerie, puisque ça m'a tellement stressée, tellement tendue intérieurement, qu'évidemment cette tension s'est reportée sur l'utérus et les contractions ont commencé.


Et à présent je ne sais pas trop quoi faire pour bloquer ça. Relativiser ? Je veux bien, je ne demande que ça même, mais ce n'est vraiment pas simple de n'avoir absolument aucune idée de ce que pourra bien être ma vie d'ici à quelques mois. La seule chose dont je reste sûre, c'est mon mari, et c'est déjà pas si mal (en tout cas j'espère, parce que sinon...). A part ça, non seulement ma vie ma totalement changer parce que je vais être maman (enfin... si je ne gâche pas tout avec mon stress d'ici là), mais en plus je ne sais pas ce que je ferai ni où je serai. C'est vraiment pas facile de ne pas pouvoir du tout me projeter, de ne pas avoir la moindre idée, juste petit à petit de barrer des possibles, et qu'il en reste de moins en moins dans la liste, à part la dernière ligne : "Autre".


Ce matin je me disais que j'allais tenter de faire un billet positif avec tout ça. Ben c'est pas facile. C'est d'ailleurs sans trop de doutes pour ça que je ne suis toujours pas remise sur pieds. Il faut que j'accepte ça et que j'arrête de me cramponner à... à je ne sais quoi, à tout ce qui me retient. C'était quoi qui était mieux dans ma situation de l'an dernier par rapport à celle de cette année, hein ? Qu'est-ce que je pourrais bien regretter ? On se l'demande.


Pour fêter ça, je ferais volontiers ma petite sieste de 10h30... sauf que j'ai trop mal au dos :-/

mercredi 30 avril 2008

Impression corporelle

Hier pendant ma sieste j'ai senti un battement. Un peu comme j'aurais pu sentir le battement de mon coeur, sauf que c'était beaucoup plus rapide. Une fois chez l'acuponctrice j'avais senti quelque chose comme ça, elle m'avait expliqué que c'était l'un des autres flux énergétiques de mon corps, qu'il n'y avait pas que le coeur qui battait.


Mais là, je ne saurais pas expliquer pourquoi mais vu le rythme et la façon dont ça irradiait dans tout le corps à partir du ventre, j'avais la claire impression que c'étaient les battements du coeur du bébé que je sentais, comme s'il s'était placé dans une position dans laquelle mon corps qui faisait office de caisse de résonance de son flux d'énergie à lui.


C'est possible ça ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

lundi 21 avril 2008

Une affaire de poids

Hier matin je me suis pesée, la balance affichait 13 kg de plus qu'avant ma grossesse. En réalité c'est un peu moins (parce que j'étais (lourdement) habillée, mais tout de même, je continue à grossir, lentement mais sûrement.


Et puis hier soir, alors que j'étais en train de calculer diverses mesures pour un patron de pantalon, j'ai cherché par hasard sur le web si je trouvais quelque chose comme des mensurations moyennes de bidon de femme enceinte. Je n'ai pas trouvé... mais par contre j'ai trouvé pas mal de discussions de nanas qui se racontaient, en gros, des choses du genre "Houlala je suis à 7/8 mois, j'ai pris 13 kg, je n'arrive plus à me lever / à monter des escaliers / etc.".


Alors, je comprends mieux. Je comprends mieux pourquoi je me trouve si vite si fatiguée en ce moment... la grosse dizaine de kilos que j'ai pris, ça représente +20% de poids acquis en même pas 4 mois, c'est considérable et évidemment, puisque je les prends dans la situation toute particulière de la grossesse ma musculature ne se développe pas en conséquence : mon corps a d'autres choses à penser qu'à faire du muscle ces temps-ci.


L'autre jour en balade je me suis accroupie pour regarder un insecte dans une fleur de mésugue, et pas moyen de me redresser à la force de mes jambes. Hier soir je me suis installée par terre pour dessiner les pièces de mon patron de pantalon sur le tissu... et j'avais une de ces douleurs aux genoux ! Hé oui, je pèse beaucoup plus lourd que d'habitude, donc tout ça est parfaitement normal. Or j'avais tendance, avant d'y réfléchir en tenant compte de toutes les données, à trouver cela inquiétant : tout de même, qu'est-ce que je peux être fatiguée, ce n'est pas normal, je n'ai plus de tonus, plus de force... En réalité il n'en est rien : j'ai pris plus de 10 kg en quelques mois et donc, je pèse sacrément plus lourd et mon corps n'a pas eu le temps de s'adapter complètement à cela !



Je me demande un peu, au passage, comment les gros vivent cela au quotidien. Certes je ne pense pas que ça soit si fréquent que ça de prendre 10 kg en 3 mois dans une situation plus courante (i.e., en n'étant pas enceinte), mais tout de même ça doit être super dur de bouger un corps lourd dans toutes les situations du quotidien. Ne l'ayant jamais vécu, je ne m'étais jamais posé la question. Et quand je pense à toutes les fois où des gros déploraient ma "maigreur" en s'inquiétant du fait que je devais manquer de tonus, que je devais être fragile, avec presque une impression de danger à être si légère, je me rends compte à quel point au contraire c'est plus facile, moins fatiguant, plus tonique de se bouger quand on est léger. Oui j'enfonce une porte ouverte, mais c'est parce que je viens de la découvrir, et puis finalement ce n'est apparemment pas si évident que ça !

jeudi 17 avril 2008

Une bonne chose de faite

C'est trois fois rien, mais j'ai ENFIN réussi à rassembler les matériaux, les outils et la disponibilité nécessaires pour réparer le collier en cornaline que ma maman m'avait offert à Noël, et qui m'avait explosé au cou il y a quelques mois. Je suis toute contente, il est trop joli.


Alors j'en profite un peu... la cornaline, c'est ça (source) :


La cornaline est une variété translucide de la calcédoine, elle-même variété de quartz microcristallin contenant un peu de fer. Elle a une dureté de 7, une densité de 2,65 et doit son nom à la cornouille, fruit du cornouiller qui a la même coloration. Elle peut ainsi varier du rose chair au rouge brun profond, expliqué par la présence d’hématite. La cornaline se fait cependant rare, c’est pourquoi il est nécessaire d’être vigilant, la plupart des cornalines du marché se trouvent être en réalité des agates que l'on a teintée grâce à une solution de nitrate de fer. La cornaline se trouve dans la nature sous forme de nodules. Les plus anciens gisements exploités par les romains se trouvent en Arabie et en Inde. Elle est actuellement extraite au Brésil, en Inde et en Uruguay et est principalement employée en bijouterie et pour la fabrication d’intailles et de cachets.

Et apparemment j'ai rudement bien fait de le réparer, si j'en crois ses applications en litothérapie (source) :


Cornaline - joie de vivre

Aides physiques : Anémie. Asthme. Colique. Congestions. Crampes musculaires. Douleurs de l'aine ou du bas du ventre. Douleurs du foie. Elimination des toxines. Embellissement de la peau. Empoisonnements. Fécondité. Infections. Parodontose. Saignements de nez. Scarlatine. Septicémie. Spasmes du système digestif. Varicelle. Cet élixir renforce les fonctions des organes génitaux, soulage les douleurs menstruelles, purifie et stimule le foie. Il est bénéfique en cas de stérilité et d'impuissance et il peut aider les personnes souffrant d'anorexie. Il soulage les troubles circulatoires, calme les névralgies et les problèmes des voies respiratoires. Cet élixir améliore également les allergies au pollen et accélère la cicatrisation des blessures.

Actions sur le mental : Concentration. Confusion. Courage. Découragement. Frigidité. Fuite des réalités. Hallucinations. Impuissance. Joie et bonne humeur. Paresse. Sociabilité. Minéral qui vitalise les corps physique, émotionnel et mental. Accroît l'harmonisation avec le moi interne. Facilite la concentration. Ouvre le cœur. Cet élixir stabilise les personnes très émotionnelles. Il améliore l'aptitude à communiquer sur le plan relationnel.

Hé ben c'est juste ce qu'il me fallait !!! ;-) (C'est fort rigolo d'ailleurs, parce qu'au moment où on a conçu notre futur bébé, moment où j'allais plutôt vachement bien d'ailleurs question pêche, pensée positive et concentration, hé bien je le portais tout le temps, ce collier...)

Une chance sur deux

Qu'est-ce qu'on ferait pas pour s'occuper ;-)


D'après ça, ce serait une fille que j'attendrais... Hé dites, les déjà-mamans, est-ce que ça marche pour vous ? (ben quoi, on peut rigoler) Si je ne m'abuse, pour ma maman ça correspond...

mardi 15 avril 2008

Le cercle vicieux / Les choses

Allez, une petite séquence Caliméro...


L'un de mes problèmes principaux pour tenir ma maison au propre (ne serait-ce qu'un petit peu...), c'est que je ne peux pas la ranger. Comme elle est trop petite, il y a toujours des choses qui restent entassées ça et là, attendant mieux, sans que le mieux espéré arrive jamais. Alors je ne peux pas la nettoyer correctement, il reste toujours des endroits que je ne peux pas atteindre, qui doivent attendre. Et puis ça n'a jamais l'air vraiment rangé. Et puis ça se re-salit à toute vitesse, parce qu'étrangement, les piles de choses entassées ont une curieuse propension naturelle à s'étendre à vitesse grand V et à envahir la maison dès qu'on tourne le dos.


Quand on a emménagé dans cette toute petite maison, je m'étais dit que c'était une bonne occasion pour nous de tenter de nous débarrasser un peu de notre trop plein d'affaires, parce que l'on n'aurait pas assez de place. Et c'est vrai, on n'a vraiment pas du tout assez de place. Mais ça ne nous empêche pas d'entasser.


Je me demande toujours comment font les filles qui maintiennent leur maison super nickel tout le temps, et l'autre jour j'ai été chez l'une d'elles. Il y a un truc qui m'a frappée : il n'y a rien qui dépasse chez elle. Tout est rangé à sa place, dans des placards, des tiroirs, des étagères. Moi, même en faisant tous les efforts du monde je ne peux pas faire ça parce que je n'ai pas assez de placards, de tiroirs et d'étagères pour ranger toutes mes affaires, et par conséquent il y a toujours des tas de choses qui traînent. Et je ne peux pas nettoyer efficacement quand il y a tant de choses qui traînent partout.


Et puis ce n'est pas zen du tout, jamais. Même quand j'y passe une journée complète ou deux, même une fois que j'ai fait tout ce que je pouvais faire, il reste toujours autant de choses à faire pour que ça soit rangé, pour que ça paraisse rangé. Il y a toujours des choses qui attendent dans les coins, de changer de pièce, d'être rangés dans un endroit qui pour l'instant est inaccessible parce qu'enfoui sous d'autres choses à ranger, et que je ne peux pas ranger parce que ce sont des affaires de mon mari (et gare à moi si je mets mon nez là-dedans ! Quoi que je fasse c'est toujours une catastrophe). Il y a toujours trop d'étagères ouvertes à tout vent qui prennent irrémédiablement la poussière quoi que je fasse, il y a toujours deux à trois fois plus de livres que de place dans la bibliothèque, il y a toujours du linge que je dois ranger dans la salle de bains parce que ça ne rentre plus dans la chambre, mais dans la salle de bains ça prend l'humidité et ça pue. Il y a toujours tous ces bidules de tous les jours que l'on doit garder sous la main, parce qu'on est comme ça, et qui traînent, partout, et qui prennent une place folle. Il y a toujours tous ces fils électriques, pour la chaine et pour les ordis et le modem et tout ça qui sont là par terre à prendre la poussière et à gêner. Il y a tous ces machins dont je ne sais désespérément pas quoi faire : les bobines de ficelles de tailles diverses, les paires de ciseaux, stylos et outils de base divers, les chargeurs de piles, de batterie, les appareils photo et compagnie, les réserves de petite monnaie, les trousseaux de clés, les factures à payer avant de les ranger, les réserves de papier cadeau, les botins, les magasines,...


Pour l'organisation des meubles je m'en sors plutôt bien : que ça vienne tout de suite ou un peu plus tard, je finis toujours par trouver une disposition agréable. Mais pour ce qui vient dans et sur les meubles, y'a pas moyen. Et puis de toute façon ici, c'est tellement petit, qu'il y a plein de choses que l'on ne peut pas faire même si on le veut. Mettre la table à manger dans la cuisine, par exemple. Ça solutionnerait des tas de choses, en tout cas ça me ferait super plaisir et ça dégagerait de l'espace visuel dans le salon, mais j'ai eu beau retourner le problème dans tous les sens, ce n'est pas possible à moins de nous séparer de la cuisinière et du lave-vaisselle... :-/ Et pourtant, pourtant, j'y reviens régulièrement parce que ça serait tellement mieux.


[ Je ne cite pas tout ça (uniquement) pour me plaindre, ni en attendant une réponse, mais parce que l'exposer va peut-être m'aider à trouver une solution, ou même un embryon de début de piste de solution... ]


Dans la chambre il y a cette penderie en dur, qui est à l'image de tous les aménagements de la maison : jolie comme tout, mais tellement mal pensée que ça la rend presque inutilisable. Ses portes sont nettement plus courtes que sa longueur ce qui fait qu'il reste plein de place inaccessible sur les côtés sauf à se contorsionner comme une gymnaste, et puis elle a deux portants l'un derrière l'autre ; ça pourrait être une bonne idée parce que ça doublerait la surface de penderie mais non ! Aucun des deux n'est utilisable parce qu'ils sont trop près l'un de l'autre, et trop près du mur d'un côté, de la porte de l'autre. Même les cintres nus n'y entrent pas. Il y a aussi une colonne d'étagères, bien planquée sur un côté donc inaccessible à cause de la largeur de la porte, et beaucoup trop profonde pour pouvoir utiliser la surface efficacement. Ceci pour donner un exemple, parmi tant d'autres possibles...


Alors, des fois, au lieu de consacrer 15 minutes de disponibilité à faire un peu de ménage, je m'asseois là et je désespère, parce que où que se pose mon regard ce n'est que piles de trucs remplissant le moindre espace censé laisser passer l'air et le regard, accumulant poussière et poils de chien, assombrissant l'espace, grignotant la sérénité de la pièce.


D'habitude, ça me ronge parce que quand je fais un peu de ménage régulier, ça ne se voit pas. Mais là avec la grossesse, j'ai de plus en plus besoin de me sentir bien dans ma maison, de la trouver accueillante et douce, et quoi que je fasse y'a pas moyen d'y parvenir. Je ne m'y sens pas bien. Et je réalise que finalement, ça fait des années que c'est comme ça, bientôt 10 ans que je ne me sens jamais bien chez moi. J'ai essayé des tas et des tas de fois d'y remédier, en procédeant de plein de façons différentes mais rien n'y a fait. J'ai même essayé de modifier mon point de vue puisque je n'arrivais pas à modifier le lieu lui-même mais ça n'a pas marché. Alors je ne sais que faire, ça me semble sans fin. J'ai toujours été bordélique, mais avant,quand je rangeais mon souk j'arrivais à un moment donné à un état où tout était à sa place ; là, cet état n'existe plus.


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Bon, c'est pas tout ça de se plaindre, il y a aussi des jolies choses dans la vie, et là tout de suite il y a un truc qui me donne le sourire, c'est ça :



Voir tous les titres de Alain Souchon


Il a tourné sa vie dans tous les sens
Pour savoir si ça avait un sens l'existence
Il a demandé leur avis à des tas de gens ravis
Ravis, ravis, de donner leur avis sur la vie
Il a traversé les vapeurs des derviches tourneurs
Des haschich fumeurs et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie,

Il a vu l'espace qui passe
Entre la jet set les fastes, les palaces
Et puis les techniciens de surface,
D'autres espèrent dans les clochers, les monastères
Voir le vieux sergent pépère mais ce n'est que Richard Gere,
Il est entré comme un insecte sur site d'Internet
Voir les gens des sectes et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie

Il a vu manque d'amour, manque d'argent
Comme la vie c'est détergeant
Et comme ça nettoie les gens,
Il a joué jeux interdit pour des amis endormis,
Et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie.

Grrrr, 2ème : Y'a plus de saison

Je m'disais mais qu'est-ce qu'il fait froid, c'est tout de même pas possible d'avoir si froid, j'ai les doigts gelés, les pieds enroulés autour de mes jambes, et je commençais à mettre ça sur le dos de la grossesse mais qu'est-ce qu'elle peut me faire ressentir des choses bizarres celle-là alors...


...alors que pas du tout. Je viens de retrouver le thermomètre : il fait 14° dans la maison. Tu m'étonnes que j'aie froid ! Hop, sans hésitation, j'enfile un chandail et je rallume le chauffage. On va pas se laisser aller !